Le marché secondaire des antiquités

Lorsque nous réalisons l’évaluation d’antiquités ou d’œuvres d’art, nous devons constamment préparer le client à une réalité difficile pour eux à accepter: l’effondrement du marché des antiquités. Évidemment, les pièces exceptionnelles et rares demeurent demandées mais pour le mobilier dit « commun » la réalité est bien différente.

D’abord, il faut comprendre que tout est une question de mode. Ce qui est en demande aujourd’hui ne le sera plus dans quelques mois. Le marché de l’art et des antiquitésrépond aux mêmes lois économiques que l’ensemble des biens. Il y a des périodes de hausse et de baisse comme en bourse. Certains sont plus recherchés et font plus chers alors que d’autres se donnent pour rien et cette tendance peut changer rapidement et même s’inverser.

Malheureusement, les antiquités sont dans un creux depuis quelques années déjà. En particulier les meubles anglais en bois massif richement sculpté. Le prix de revente est parfois le quart du prix payé à l’époque. Depuis 2008, le prix a baissé d’environ 80% et le mouvement continu. Certains items payés 15 000 ou 20 000$ au début des années 90 se vendent entre 1000 et 1500$ sur le marché secondaire. L’ensemble du marché des antiquités et des objets d’art est sur la même pente descendante. Par exemple, les figurines Lladro qui s’échangeaient 200 ou 300$ il y a quelques années peinent à se vendre 75 ou 100$ aujourd’hui.

En attendant que le mouvement s’inverse, il faut attendre et espérer que le marché changera rapidement.